Sans un modèle économique viable permettant de limiter le différentiel de coût à un niveau acceptable par le client, lhybride restera une technologie élitiste, peu diffusée, donc loin de la mission dun constructeur généraliste comme CITROËN qui a toujours mis à disposition du plus grand nombre une technologie utile pour tous.
Le groupe PSA estime que, compte tenu des gains en consommation prévus et des prestations nouvelles apportées par lhybride, le niveau de surcoût acceptable pour lhybride Diesel se situe dans des zones voisines de celles constatées aujourdhui entre les motorisations essence et Diesel HDi.
La question du véhicule hybride nest donc pas tant une question de savoir-faire technologique ou industriel, quune question de prix de vente qui doit être compatible avec le pouvoir dachat des automobilistes.
Cest à présent sur la recherche de prix acceptables par les clients que vont porter les efforts de PSA PEUGEOT CITROËN, parallèlement au développement continu de son expertise technologique. Dans cette perspective, lambition du groupe est de mettre sur le marché les premiers véhicules hybrides HDi au début de la prochaine décennie.
Mais il faudrait aussi que nos mentalités changent : la TOYOTA Prius de base, pourtant commercialisée au prix d'une CITROËN C4 2.0 HDi Exclusive 138ch (soit environ 25.000 ), ne s'est pourtant vendue qu'à 18.886 unités en Europe en 2005. Combien de propriétaires de ces puissantes C4 à la finition haut de gamme seraient prêts, pour faire un geste écologique, à échanger leur belle auto contre une C4 hybride HDi à la finition plus sommaire ? |